Critique de « Tanguy, le retour »

Devinez qui revoilà ? Tanguy, notre adulescent préféré ! On l’avait laissé en Chine, avec femme (beaux-parents) et futur bébé. Mais pour le plus grand malheur de ses parents, Tanguy s’est fait plaquer par son épouse et revient en France avec son rejeton sous le coude. Fini les soirées en amoureux devant des séries TV, fini le petit train-train quotidien : gymnastique pour madame et golf pour monsieur ; Tanguy est de retour à la maison et compte bien y rester. 

Moins incisif que le premier, Tanguy, le retour est aussi moins drôle (notamment dans sa première demi-heure) mais le couple formé par Azéma et Dussollier est toujours corrosif à souhait : tous les deux nous offrent une belle partition. Quant à Eric Berger, il excelle sans relâche dans son rôle qui lui colle à la peau depuis 18 ans déjà.

Quant à l’histoire, si le prénom « Tanguy » est passé dans le langage courant pour désigner un adulte qui ne désire pas quitter le nid familial ; ce deuxième épisode traite d’un fait sociologique courant de nos années : la génération boomerang. Il s’agit de « Tanguy » qui après une rupture, un licenciement ou autre, reviennent vivre chez leurs parents. Etienne Chatiliez, que l’on connait pour ses peintures sociales tels La Vie est un long fleuve tranquille ou Tatie Danielle nous sert sur un plateau d’argent sa nouvelle intrigue sur la génération boomerang. Cette génération boomerang avait été déjà traitée avec Retour chez ma mère, film en demi-teinte réunissant Alexandra Lamy et Josiane Balasko où la fille squatte l’appartement de sa mère après avoir perdu son boulot. 

Seulement, avec Tanguy le retour et même si le sujet de base, soufflé par son producteur, est plutôt bon, le tout peine à décoller vraiment. Le film nous offre en effet presque un copié-collé du premier épisode et on prévoit les gags d’avance. 

Sinon, les personnages secondaires comme la fille de Tanguy et son petit-ami sont intéressants à voir et redonnent du pep’s au film. On pense notamment à leurs apartés sur Confucius en chinois. Mais le film aurait pu s’arrêter un bon quart d’heure plus tôt et sur une chute (je ne vous dis pas laquelle) qui aurait fait certes de ce film, un long-métrage plus dramatique mais plus cocasse. Ici, on sent que le réalisateur n’a pas su finir son film. Cependant, la fin nous fait pressentir une suite. 

Alors à quand un Tanguy 3 ? Tout est possible, et c’est même Etienne Chatiliez qui le dit. 

Eric Berger alias Tanguy

Rédigé par Oriane Boespflug, blogueuse cinéma

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