Critique de « Glass » de M. Night Shyamalan

Après Incassable et SplitGlass vient boucler la boucle de cette trilogie de super-héros. Crossover (croisement en français) abouti, Glass reprend à la fois les personnages d’Incassable avec David Dunn (excellent Bruce Willis), l’homme incassable, Glass : « le bonhomme qui casse » (inquiétant Samuel L. Jackson) et le personnage central de Split surnommé la bête ou la Horde, être aux 23 personnalités (très bon James McAvoy).

David Dunn est donc devenu un justicier et cherche en vain la Bête. Mais Dunn est également un personnage controversé car il est recherché par la police. Lorsqu’il parvient à arrêter la Horde, ils sont tous les deux placés dans un hôpital psychiatrique où loge Glass qui ne quitte pas son fauteuil roulant et qui semble avoir de précieuses informations sur les deux hommes. 

Glass réussit donc le pari fou d’être une suite des deux films mais également d’être un film autonome des autres en disposant de sa propre partition ;  en un sens, il n’est pas nécessaire d’avoir vu les autres longs-métrages pour se plonger dans l’histoire. Doté de trois bons acteurs, le film s’avère plaisant du début à la fin. Précurseur à l’époque (années 2000) des films de supers-héros type Marvel, la trilogie révèle ainsi les failles de ses personnages et distille un hommage certain à la culture comic-bande-dessinée de super-héros. 

Au final, avec Glass M. Night Shyamalan et après une période de creux avec des films comme Le dernier maître de l’air ou After Earth revient en force dans le cinéma américain. Avec Split en 2017, il reconquière enfin son statut de « maître du suspense » qu’il avait acquis avec des films désormais cultes comme Sixième SensLe Village ou encore Signes

Glass est donc le film à voir du moment : frissons garantis ! 

Plus de critiques de films sur le blog Viva el cinema rédigé par Oriane Boespflug, blogueuse cinéma.

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