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Le co-inventeur du célèbre vaccin BCG est né à Poitiers en 1872

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Le co-inventeur du célèbre vaccin BCG est né à Poitiers en 1872

Peu de personne ayant subit dans sa jeunesse l’inoculation du fameux BCG connaissent la signification de cet acronyme ?

Il s’agit du vaccin Bilié (et non bacille ! le terme renvoyant au procédé employé) de Calmette et Guérin, du nom de leurs découvreurs. Si le premier est niçois d’origine (1863-1933), Guérin, Camille de son prénom, est né à Poitiers le 22 décembre 1872.

camille guérin bcg

Son nom est pour toujours associé à la lutte contre une maladie dont on ne parle plus guère aujourd’hui en Occident mais qui était un fléau au XIXème siècle; la tuberculose, dont étaient morts Jane Austen, les sœurs Brontë,  Frédéric Chopin ou bien encore Guy de Maupassant… D’ailleurs son père en était décédé alors que Camille avait deux ans. Ceux qui n’en mouraient pas, pouvaient en conserver de graves séquelles. Le jeune Camille ne se destine toutefois pas à la médecine humaine mais à des études vétérinaires à l’école de Maisons-Alfort près de Paris.

En 1896, il rencontre Calmette à l’Institut Pasteur de Lille et commence à travailler avec lui sur la variole, succédant ainsi au chercheur anglais Edward Jenner (1749-1823). C’est en 1905 que les deux compagnons découvrent que le bacille de la tuberculose bovine peut immuniser les animaux sans déclencher la maladie. Reste à trouver un vaccin pour l’homme mais leurs travaux sont interrompus par la Première Guerre Mondiale. Finalement, le résultat est atteint en 1921 et le vaccin antituberculeux est autorisé par les pouvoirs publics en 1924.

C’est alors le temps des reconnaissances. Camille Guérin est nommé directeur du service de la tuberculose à l’Institut Pasteur de Paris en 1928, puis, après la Seconde Guerre Mondiale, président du premier congrès international consacré au BCG en 1948 avant de devenir en 1951, président de l’Académie de Médecine et de recevoir en 1955 le grand prix de la recherche scientifique. de l’Académie des Sciences.

Il meurt à 88 ans en 1961 et est inhumé à Châtellerault. Aujourd’hui, le centre hospitalier de cette ville porte son nom ainsi qu’un lycée de Poitiers. En France, le vaccin est rendu obligatoire de 1950 à 2007 pour les enfants scolarisés. Son obligation est suspendue en 2007 du fait de l’éradication de la maladie. Pour autant, la tuberculose reste l’une des principales causes de mortalité dans les pays pauvres.

Philippe Jeanmichel, auteur de MARIKER,
roman historique publié aux éditions du Petit Pavé

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