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C’est le 660ème anniversaire de la bataille de Poitiers

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C’est le 660ème anniversaire de la bataille de Poitiers

Des générations d’écoliers ont appris la formule que criait le fils à son père : « père, gardez-vous à droite ; père, gardez-vous à gauche ».

Le 19 septembre 1356,  les troupes anglo-gasconnes capturent le roi de France à Poitiers, précisément dans l’actuel village de Nouaillé-Maupertuis. Pour comprendre cet évènement considérable en Europe, il faut revenir aux origines du conflit. Tout commence lorsque, répudiée par Louis VII, le roi de France d’alors, Aliénor d’Aquitaine, épouse le futur roi d’Angleterre en 1152.

bataille poitiers

Ce faisant, elle lui apporte ses terres du Sud-Ouest qui deviennent anglaises. Près de deux siècles plus tard, en 1328, Charles IV, roi de France, décède sans héritier et le roi d’Angleterre réclame la couronne. La chevalerie française s’y oppose en choisissant Philippe VI de Valois. Ce sera la guerre, une guerre longue, surnommée la « guerre de cent ans » entre les deux royaumes.

En 1356, le fameux Prince Noir, fils d’Edouard III, lance une expédition à travers la France et lorsqu’il tente de rejoindre l’Aquitaine anglaise, le roi de France, Jean II surnommé « le Bon » décide de l’intercepter. Descendant de Châtellerault, les Anglais s’installent dans la forêt de Nouaillé, accessible par un étroit passage, un « maupertuis »,  tandis que les Français, à leurs trousses, campent dans la plaine de Beauvoir pour protéger Poitiers.

poitiers bataille

Au soir du 17 septembre, les deux armées sont face à face. Le lendemain étant un dimanche, « la trêve de Dieu » s’impose à tous et tandis que les Français, en supériorité numérique, ripaillent, leurs adversaires se préparent dans la boue, tenaillés par la faim. Lorsqu’au petit matin, l’armée française déferle sur son adversaire, elle tombe dans un traquenard habilement monté par les Anglais qui utilisent toute les difficultés du terrain pour faire chuter la cavalerie qui charge de manière désordonnée.

Le manque de coordination des maréchaux, le départ des enfants du roi, entament alors le moral de l’armée française qui envisage la défaite. Accompagné de son fils Philippe  qui a refusé de partir, le roi lutte avec honneur jusqu’à la reddition. Il meurt en captivité à Londres en 1364 et il faut attendre la bataille de Castillon en 1453 pour mettre un terme à cette guerre ruineuse pour la France.

Philippe Jeanmichel, auteur de MARIKER,
roman historique publié aux éditions du Petit Pavé

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