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Le Baptistère Saint-Jean, le plus ancien de la Gaule

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Histoire/Art

Le Baptistère Saint-Jean, le plus ancien de la Gaule

Aujourd’hui Philippe Jeanmichel nous parle du Baptistère Saint-Jean.

Le baptistère Saint-Jean, situé rue Jean Jaurès, se trouve près de la cathédrale, à proximité de l’Évêché, et d’après l’historiographie, à une cinquantaine de mètres de l’ancienne maison d’Hilaire, évêque de Poitiers au IVème siècle. Il est considéré comme l’un des plus anciens édifices chrétiens d’Occident.

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Le Père Camille de la Croix, célèbre archéologue du XIXème siècle, date sa construction du règne de l’empereur romain Constantin, peut-être par Saint Hilaire lui-même, dans le but de baptiser les nouveaux chrétiens, sur les fondements d’un monument romain détruit en 276. De part et d’autre de l’entrée, deux petites sacristies (détruites depuis) permettent aux catéchumènes de se préparer. Puis on pénètre dans l’atrium s’ouvrant sur la salle baptismale où se trouve une piscine de forme octogonale. De cette époque, subsiste le sanctuaire (cella), avec ses murs, colonnes de marbre et chapiteaux, sa piscine et ses souterrains. Clovis restaure le bâtiment après sa victoire contre les Wisigoths d’Alaric en 507.

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On en profite pour ajouter trois chapelles secondaires (absidioles). Lorsque l’Eglise décide de remplacer l’immersion par une simple aspersion, une cuve baptismale est élevée et le bâtiment prend sa forme polygonale qu’on lui connaît aujourd’hui tandis que les murs sont surélevés pour créer des ouvertures afin de laisser pénétrer la lumière. Le baptistère subit ensuite les outrages des guerres ; il est ravagé par les Normands en 865 et lors de l’incendie de la ville en 1018. Il est toutefois relevé inlassablement. La façade et la première salle d’entrée sont ajoutées à cette époque.

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Au XIIème siècle, il est agrémenté d’un petit clocher à deux arcades (bretèche). L’abbaye et la cure qui le jouxtent sont respectivement supprimées en 1758 et 1791. Son destin s’obscurcit ensuite, devenant successivement une fonderie, un dépôt de fagots, un magasin à bois…

L’État l’achète enfin en 1836 et y installe un musée lapidaire mérovingien en 1885, musée qui existe toujours et qui héberge une importante collection de sarcophages, recueillie par la Société des Antiquaires de l’Ouest.

Philippe Jeanmichel, auteur de MARIKER,
roman historique publié aux éditions du Petit Pavé.

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