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Découvrir Sarajevo : les incontournables et activités à ne pas manquer

Sarajevo dévoile une identité singulière, façonnée par des siècles d’histoire et de rencontres culturelles. Cette capitale nichée au cœur des Balkans étonne par sa capacité à mêler l’héritage ottoman à l’empreinte austro-hongroise, tout en portant les cicatrices d’un passé récent mouvementé. Flâner dans ses ruelles, c’est traverser des époques, sentir l’odeur des grillades se mêler à la fumée des narguilés, écouter l’appel à la prière résonner entre les façades criblées de balles. La ville respire une résilience tranquille, une volonté de célébrer la vie malgré les drames. Les terrasses s’animent dès le crépuscule, les cafés turcs accueillent voyageurs et locaux, et chaque coin de rue raconte une page d’Europe. Sarajevo ne se contente pas d’être visitée : elle invite à l’immersion, à la curiosité, à l’échange. Entre ses marchés colorés, ses monuments chargés de symboles et ses paysages montagneux, la cité offre une palette d’expériences aussi diverses qu’authentiques. Préparer un séjour ici, c’est accepter de se laisser surprendre, de remettre en question ses certitudes, de découvrir une destination européenne hors des sentiers battus, vibrante et profondément humaine.

Baščaršija : plongée dans le cœur ottoman de Sarajevo

Le quartier de Baščaršija représente l’âme historique de Sarajevo, un lieu où le temps semble suspendu entre Orient et Occident. Datant du XVe siècle, ce quartier ottoman constitue le noyau originel de la ville, un dédale de ruelles pavées où se concentrent artisans, marchands et cafés traditionnels. Dès les premiers pas, l’ambiance change : les minarets se dressent vers le ciel, les boutiques débordent de cuivres étincelants, de tapis colorés et d’objets artisanaux. L’odeur des kebabs grillés se mêle aux effluves de café turc, créant une atmosphère sensorielle unique en Europe.

Contrairement à d’autres sites touristiques saturés, Baščaršija révèle ses secrets aux visiteurs matinaux. Les foules de touristes envahissent les lieux en soirée, transformant les terrasses en spectacle permanent. Opter pour une découverte en journée permet d’apprécier l’authenticité du quartier, d’observer les artisans au travail, de discuter avec les commerçants sans la pression de la masse. Les échoppes proposent des souvenirs traditionnels : services à café en cuivre, bijoux ottomans, et surtout les fameux loukoums, ces confiseries sucrées qui se déclinent en dizaines de parfums.

Le quartier abrite également des monuments emblématiques comme la mosquée Gazi Husrev-beg, considérée comme l’une des plus belles des Balkans. Sa cour intérieure offre un havre de paix, un contraste saisissant avec l’agitation des ruelles commerçantes. Les visiteurs peuvent y entrer librement, admirer l’architecture ottomane, et ressentir la dimension spirituelle du lieu. À proximité, le marché Gazi Husrev propose un mélange déconcertant de tradition et de modernité : on y trouve des produits frais, des épices, mais aussi des contrefaçons de grandes marques, vendues avec un sourire et un sens du commerce bien affirmé.

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Baščaršija ne se limite pas à ses monuments : c’est un terrain d’exploration où chaque détour révèle une nouvelle facette de l’identité sarajévienne. Les artisans du cuivre façonnent encore à la main des objets traditionnels, perpétuant un savoir-faire ancestral. Les calligraphes dessinent des inscriptions arabes sur des plaques de métal, tandis que les vendeurs de tapis interpellent les passants avec une jovialité communicative. Ce quartier incarne la rencontre entre cultures, entre passé et présent, entre tourisme et vie locale. Pour saisir l’essence de Sarajevo, impossible de faire l’impasse sur Baščaršija.

La fontaine Sebilj et la place aux pigeons

Au centre de Baščaršija trône la fontaine Sebilj, véritable symbole de Sarajevo. Cette structure en bois de style mauresque, construite au XIXe siècle, attire immédiatement le regard par son élégance et son originalité. La place qui l’entoure est surnommée « place aux pigeons » en raison des centaines d’oiseaux qui y élisent domicile, offrant un spectacle vivant et photogénique. Pour les photographes, l’endroit devient un terrain de jeu idéal, surtout tôt le matin lorsque la lumière rasante caresse les façades et que les touristes ne sont pas encore arrivés.

La fontaine joue un rôle central dans l’imaginaire collectif sarajévien. Elle apparaît sur d’innombrables cartes postales, souvenirs et campagnes touristiques. Pourtant, au-delà du symbole, elle incarne la vie quotidienne : les habitants y passent, s’y retrouvent, s’y photographient également. La place devient le théâtre d’une cohabitation harmonieuse entre locaux et visiteurs, entre tradition et modernité. Les cafés environnants proposent des terrasses où savourer un café turc en observant le ballet incessant des pigeons et des promeneurs.

L’art de vivre sarajévien : cafés turcs et chichas

Sarajevo cultive une tradition caféière unique, héritée de l’occupation ottomane. Le café turc, préparé sans filtre et servi dans un service en cuivre, constitue un rituel social incontournable. Les Sarajéviens passent des heures attablés, savourant lentement leur breuvage, discutant, observant la rue. Cette culture du café dépasse la simple consommation : elle incarne un art de vivre, une philosophie de la lenteur dans un monde pressé. Pour les voyageurs, participer à ce rituel offre une porte d’entrée privilégiée vers la compréhension de l’âme bosniaque.

Parmi les adresses incontournables, le café bar Andar se distingue par son emplacement stratégique et son ambiance accueillante. Installé face à une rue animée, il permet d’observer le va-et-vient des passants tout en dégustant un excellent café accompagné de baklavas maison. Le service traditionnel en cuivre ajoute une touche d’authenticité, rappelant les siècles d’influence ottomane. Le personnel, habitué aux visiteurs étrangers, prend le temps d’expliquer la préparation, la dégustation, les codes sociaux associés à cette tradition.

Le café Divan représente une autre pépite, souvent ignorée des touristes pressés. Caché dans une cour intérieure, il exige un petit effort de recherche, mais récompense largement cette curiosité. L’ambiance orientale y règne sans concession : tapis, coussins, décoration soignée, et une atmosphère propice à la détente. C’est ici que Sarajevo révèle son visage le plus intimiste, loin des circuits balisés. Les habitués s’y retrouvent, les conversations s’éternisent, le temps semble suspendu.

À la tombée de la nuit, Sarajevo change de visage. Les terrasses des bars à chicha se remplissent progressivement, créant une atmosphère festive et décontractée. Le narguilé, importé de la tradition ottomane, est devenu un élément central de la vie nocturne sarajévienne. Le Selfie Bar, situé au milieu d’une place animée, offre une expérience représentative : ambiance conviviale, serveurs chaleureux, et un décor chargé d’histoire. À l’intérieur, une photo d’époque montre des Ottomans fumant déjà le narguilé au même endroit, créant un troublant effet de continuité historique.

Gastronomie bosniaque : entre traditions et créativité

La cuisine sarajévienne reflète les influences multiples qui ont façonné la ville : ottomane, austro-hongroise, méditerranéenne. Le burek, tourte feuilletée garnie de viande, fromage ou légumes, constitue le plat national par excellence. Chaque boulangerie prétend détenir la meilleure recette, mais le restaurant Sač s’impose comme référence incontournable. Contrairement aux établissements touristiques du centre ottoman, Sač attire une clientèle locale fidèle, gage d’authenticité. Le burek à la viande, servi chaud et nappé de yaourt frais, offre une expérience gustative mémorable, réconfortante et généreuse.

Le restaurant Dveri propose une immersion dans la cuisine campagnarde bosniaque traditionnelle. L’ambiance rustique, les plats familiaux, les portions généreuses rappellent les repas de fête dans les villages de montagne. Au menu : pogaća, pain cérémoniel croustillant, ajvar, pâte de poivrons relevée, et poivrons farcis au fromage, le tout accompagné de yaourt à boire, boisson rafraîchissante typiquement bosniaque. Ce restaurant illustre parfaitement la générosité et la convivialité qui caractérisent l’hospitalité sarajévienne.

Pour les palais en quête de nouveauté, Mala Kuhinja représente une alternative audacieuse. Ce restaurant de cuisine fusion marie traditions bosniennes et influences asiatiques, créant des associations surprenantes et réussies. L’approche originale du service ajoute au caractère unique du lieu : au lieu de tendre automatiquement la carte, les serveurs engagent la conversation, cherchent à comprendre les envies, les restrictions alimentaires, les préférences gustatives. Cette interaction crée une expérience personnalisée, loin du service standardisé des restaurants touristiques.

Sur les traces de l’histoire : du pont Latin aux cicatrices de guerre

Le pont Latin occupe une place particulière dans l’histoire mondiale. C’est ici, le 28 juin 1914, que Gavrilo Princip assassina l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche, déclenchant une série d’événements qui aboutirent à la Première Guerre mondiale. Ce pont modeste, enjambant la rivière Miljacka, porte le poids d’un moment historique majeur. À l’entrée, une plaque transparente discrète marque l’emplacement exact de l’attentat, symbole d’une mémoire encore sensible. La discrétion du monument illustre la complexité des perceptions historiques à Sarajevo : certains voient en Princip un terroriste, d’autres un héros nationaliste.

Comprendre cet événement nécessite de saisir le contexte de l’époque. Après quatre siècles d’occupation ottomane, la Bosnie-Herzégovine était passée sous contrôle austro-hongrois en 1878. Les populations slaves, notamment serbes, voyaient d’un mauvais œil cette domination occidentale. Les tensions nationalistes, exacerbées par les rivalités européennes, transformèrent les Balkans en poudrière. L’assassinat de François-Ferdinand alluma la mèche, provoquant une réaction en chaîne : ultimatum à la Serbie, mobilisations militaires, déclarations de guerre successives. En quelques semaines, l’Europe basculait dans le conflit le plus meurtrier jamais connu.

Au-delà de ce pont historique, Sarajevo porte partout les marques de son passé récent. Les guerres de Yougoslavie (1992-1995) ont laissé des cicatrices visibles : immeubles criblés de balles, « roses de Sarajevo » (impacts d’obus comblés de résine rouge), cimetières militaires à flanc de colline. Ces traces ne sont pas seulement des vestiges : elles constituent une partie intégrante du paysage urbain, rappelant quotidiennement aux habitants et aux visiteurs la réalité de la guerre. Se promener dans Sarajevo, c’est naviguer constamment entre beauté et tragédie, entre résilience et mémoire douloureuse.

Visite guidée : décrypter la complexité sarajévienne

Visiter Sarajevo sans guide revient à effleurer seulement la surface d’une réalité infiniment plus riche et complexe. L’histoire entremêlée des trois communautés bosniennes (Bosniaques musulmans, Croates catholiques, Serbes orthodoxes), les occupations successives, les guerres récentes, les enjeux politiques actuels nécessitent un décryptage éclairé. Un guide local compétent ne se contente pas de réciter des dates : il raconte des histoires personnelles, explique les subtilités culturelles, répond aux questions sensibles avec nuance et honnêteté.

Les meilleures visites guidées adoptent une approche chronologique, permettant de comprendre comment chaque période historique a façonné la ville actuelle. Elles commencent souvent par l’époque ottomane à Baščaršija, se poursuivent avec la période austro-hongroise dans les quartiers occidentaux, abordent les Jeux olympiques de 1984 (moment de fierté collective), puis plongent dans la difficile période du siège de Sarajevo (1992-1996), le plus long siège d’une capitale dans l’histoire moderne. Ces visites constituent souvent le moment le plus marquant d’un séjour, transformant radicalement la perception de la ville.

Organiser cette visite dès le premier jour présente un avantage stratégique : elle permet d’obtenir des recommandations personnalisées (restaurants fréquentés par les locaux, cafés cachés, points de vue méconnus), de poser toutes les questions qui surgissent naturellement, et de structurer mentalement le reste du séjour. Les guides partagent également des informations pratiques (moyens de transport, horaires, quartiers à éviter le soir), transformant cette expérience en investissement rentabilisé tout au long du séjour.

Activités et excursions : Sarajevo et ses environs

Les Jeux olympiques d’hiver de 1984 représentèrent un sommet pour Sarajevo, plaçant la ville yougoslave sous les projecteurs internationaux. La population entière participa à cette fête du sport, construisant des infrastructures modernes, accueillant les délégations du monde entier. Moins d’une décennie plus tard, ces mêmes installations devenaient des positions militaires stratégiques pendant le siège. Aujourd’hui, les sites olympiques abandonnés offrent un spectacle saisissant : pistes de bobsleigh recouvertes de graffitis, tremplins de saut à ski envahis par la végétation, podiums délabrés témoignant d’une gloire révolue.

Des visites guidées spécialisées permettent d’explorer ces lieux chargés d’histoire et d’émotion. Les guides, souvent trop jeunes pour avoir vécu les Jeux mais marqués par la guerre, racontent la transformation de ces espaces festifs en champs de bataille. La piste de bobsleigh du mont Trebević, accessible en téléphérique, attire particulièrement les photographes et les amateurs d’urbex. Les graffitis qui la recouvrent constituent une forme d’art spontané, transformant une infrastructure sportive abandonnée en galerie à ciel ouvert. Cette visite, hors des sentiers battus traditionnels, offre une perspective unique sur la résilience et la créativité sarajéviennes.

Activité Distance de Sarajevo Durée conseillée Points d’intérêt
Sites olympiques 5-15 km Demi-journée Piste de bobsleigh, tremplins, téléphérique Trebević
Vrelo Bosne 12 km Demi-journée Source de la rivière Bosne, parc naturel, thermes
Mostar 130 km Journée complète Vieux pont, quartier ottoman, chutes de Kravica
Rafting Neretva 50 km Demi-journée Eaux vives, paysages montagneux, ville de Konjic
Mémorial Srebrenica 140 km Journée complète Musée, cimetière, témoignages de survivants

Pour les amateurs de nature, le parc de Vrelo Bosne offre une évasion verdoyante à quelques kilomètres du centre-ville. Ce parc naturel abrite la source de la rivière Bosne, jaillissant d’une végétation luxuriante. Les allées ombragées, bordées de marronniers centenaires, invitent à la promenade ou au pique-nique. Une balade de trois kilomètres, praticable à pied ou en calèche traditionnelle, mène à un hôtel qui abrite un petit spa discret. Pour dix euros seulement, les visiteurs accèdent à une piscine, un hammam turc et un sauna finlandais, rarement fréquentés par les touristes. Cette combinaison nature-détente constitue une pause bienvenue après plusieurs jours d’exploration urbaine intensive.

Excursions incontournables : Mostar et Srebrenica

Mostar, située à deux heures de route au sud de Sarajevo, représente l’autre perle touristique de Bosnie-Herzégovine. Son célèbre Vieux Pont (Stari Most), reconstruit après sa destruction pendant la guerre, enjambe majestueusement la rivière Neretva aux eaux turquoise. La vieille ville ottomane, avec ses ruelles pavées, ses boutiques d’artisans et ses mosquées, rivalise de charme avec Sarajevo. Des excursions organisées proposent des circuits combinés incluant également Počitelj (village médiéval fortifié), Konjic (ville au bord de la Neretva) et les impressionnantes chutes de Kravica, parfois surnommées « le Niagara bosniaque ».

L’excursion à Srebrenica revêt un caractère beaucoup plus solennel et émotionnel. En juillet 1995, plus de huit mille hommes et garçons bosniaques furent massacrés dans cette ville de l’est du pays, dans ce qui constitue le pire crime de masse en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Le mémorial et le cimetière, avec leurs milliers de stèles blanches alignées, imposent un silence respectueux. Les visites guidées incluent généralement la rencontre avec un survivant, dont le témoignage direct transforme l’abstraction historique en réalité humaine bouleversante. Cette excursion, aussi difficile soit-elle, permet de comprendre l’ampleur du traumatisme collectif encore présent dans la société bosniaque.

Conseils pratiques pour réussir son séjour à Sarajevo

Organiser un séjour à Sarajevo nécessite quelques préparatifs spécifiques, compte tenu des particularités de la destination. La question de la durée se pose en premier : deux à trois jours permettent de couvrir les incontournables du centre historique, mais une semaine complète autorise des excursions en profondeur et une immersion plus authentique. La taille modeste du centre-ville facilite les déplacements à pied, rendant inutile la location de véhicule pour la visite strictement urbaine. En revanche, pour explorer les environs (Mostar, Srebrenica, villages montagnards), une voiture s’avère pratique voire indispensable.

Concernant la sécurité, les inquiétudes souvent exprimées dépassent largement la réalité terrain. Sarajevo ne présente pas de danger particulier pour les visiteurs, même dans les quartiers périphériques moins touristiques. Le principal risque réside dans les pickpockets, actifs comme dans toute destination touristique. Les précautions d’usage suffisent : surveiller ses affaires dans les transports publics et les lieux très fréquentés, ne pas exhiber objets de valeur, garder passeport et argent en lieu sûr. Le ministère des Affaires étrangères classe d’ailleurs l’ensemble de la Bosnie-Herzégovine en zone verte, sans restriction particulière.

  • Meilleure période : mai à septembre pour profiter du beau temps, éviter l’hiver rigoureux des Balkans
  • Durée conseillée : minimum deux jours pour le centre historique, trois à cinq jours avec excursions
  • Budget quotidien : 40-60 euros par personne pour un séjour confortable (hébergement, repas, activités)
  • Langue : bosniaque (serbe et croate similaires), anglais parlé dans le secteur touristique
  • Monnaie : mark convertible (BAM), environ 2 BAM = 1 euro, espèces préférées dans petits commerces
  • Transport : tramway et bus efficaces pour 1,60 BAM le trajet, taxis abordables avec compteur

Le choix de l’hébergement influence significativement l’expérience sarajévienne. Loger dans le quartier ottoman offre l’avantage de la proximité immédiate avec les sites principaux, mais expose au bruit nocturne et aux prix plus élevés. S’éloigner légèrement vers les quartiers résidentiels permet de découvrir une autre facette de la ville, plus authentique et calme, tout en restant à distance de marche raisonnable. Les appartements équipés de cuisine complète constituent une option intéressante pour les budgets serrés ou les familles, permettant de cuisiner certains repas tout en découvrant les produits locaux sur les marchés.

Shopping et souvenirs : que ramener de Sarajevo

Le marché Gazi Husrev, adossé à la mosquée du même nom, concentre l’offre de souvenirs touristiques et de contrefaçons en tout genre. L’ambiance y est bon enfant, les vendeurs expérimentés dans l’art de négocier avec humour et patience. Contrairement aux idées reçues sur les contrefaçons, la qualité s’avère souvent correcte et les commerçants plutôt honnêtes. Les anecdotes de produits défectueux remplacés sans discussion témoignent d’un certain sens du commerce et du service client, même dans l’informel. Au-delà des fausses marques de luxe, on trouve des articles artisanaux authentiques : bijoux en argent, tapis tissés main, services à café en cuivre ciselé.

Les loukoums représentent le souvenir gastronomique par excellence. Ces confiseries ottomanes, appelées rahat lokum en turc, se déclinent en dizaines de variétés : rose, pistache, noisette, fruits divers. La version rose, parfumée à l’eau de rose, reste la plus traditionnelle et souvent la plus appréciée. Les boutiques spécialisées du quartier ottoman proposent des dégustations gratuites, permettant de tester avant d’acheter. Bien emballés, ces loukoums se conservent plusieurs semaines sans réfrigération, même par temps chaud. Prévoir une marge dans la valise : difficile de résister à l’envie de ramener plusieurs boîtes pour offrir ou se régaler au retour.

Type d’hébergement Quartier recommandé Prix moyen/nuit Avantages
Hôtel traditionnel Baščaršija 60-100 € Immersion totale, architecture ottomane, hammam
Appartement équipé Centre élargi 40-70 € Cuisine disponible, espace, bon rapport qualité-prix
Auberge de jeunesse Quartier moderne 15-25 € Économique, rencontres voyageurs, ambiance conviviale
Hôtel contemporain Quartier résidentiel 50-80 € Calme, parking, petit-déjeuner inclus, spa parfois

Pour les femmes voyageuses, une question revient fréquemment concernant la tenue vestimentaire appropriée. La Bosnie pratique un Islam relativement souple, sans contrainte particulière imposée aux non-musulmanes. Les Sarajéviennes elles-mêmes s’habillent de manière contemporaine, et les visiteuses peuvent en faire de même sans crainte d’offenser. Shorts, débardeurs, robes légères sont parfaitement acceptés dans l’espace public. Seule exception : la visite des mosquées nécessite de couvrir cheveux, épaules et jambes. Un foulard simple et un paréo suffisent, à emporter dans son sac lors des journées de visite.

Patrimoine culturel et immersion locale

Sarajevo cultive une scène artistique et culturelle dynamique, souvent méconnue des visiteurs pressés. La ville accueille de nombreux festivals tout au long de l’année : Sarajevo Film Festival en août (le plus important des Balkans), Jazz Fest en novembre, Winter Festival en décembre. Ces événements transforment la ville, attirent des artistes internationaux, créent une effervescence particulière. Assister à un concert, une projection ou une exposition permet de saisir la vitalité créative d’une capitale qui refuse de se laisser définir uniquement par son passé tragique.

Les galeries d’art contemporain, disséminées dans le centre-ville, exposent des œuvres d’artistes locaux explorant souvent les thèmes de l’identité, de la mémoire, de la reconstruction. Certaines installations particulièrement poignantes abordent frontalement le traumatisme de la guerre, tandis que d’autres adoptent une approche plus abstraite ou poétique. Visiter ces espaces offre une perspective complémentaire sur la société bosniaque actuelle, ses questionnements, ses aspirations, sa capacité à transformer la souffrance en création.

L’artisanat du henné, bien que moins traditionnel en Bosnie qu’au Maghreb, s’est installé dans le paysage culturel sarajévien grâce à quelques artistes talentueuses. Šejla Uzunović, formée en Libye, propose des prestations de tatouage temporaire au henné dans son salon du quartier ottoman. Au-delà de l’aspect décoratif, cette pratique crée un moment d’échange privilégié, une pause créative dans un programme de visite souvent chargé. Les motifs géométriques ou floraux, inspirés de différentes traditions, transforment temporairement les mains en œuvre d’art vivante.

La vie nocturne sarajévienne mérite qu’on s’y attarde. Au-delà des bars à chicha déjà évoqués, la ville compte de nombreux clubs, bars à cocktails et cafés-concerts fréquentés par une jeunesse éduquée et cosmopolite. Sortir le soir permet de rencontrer des Sarajéviens dans un contexte décontracté, de pratiquer son anglais (largement parlé par les jeunes générations), de comprendre les aspirations d’une société tiraillée entre tradition et modernité, entre mémoire et avenir. Ces moments d’échange spontané constituent souvent les souvenirs les plus marquants d’un voyage.

Combien de jours faut-il pour visiter Sarajevo ?

Deux à trois jours suffisent pour découvrir les incontournables du centre historique de Sarajevo : le quartier ottoman de Baščaršija, les principaux monuments, les cafés traditionnels et quelques restaurants typiques. Prévoir cinq jours ou plus permet d’inclure des excursions vers Mostar, Srebrenica ou les sites olympiques, ainsi qu’une immersion plus approfondie dans la culture locale.

Sarajevo est-elle une ville sûre pour les touristes ?

Sarajevo présente un niveau de sécurité comparable aux autres capitales européennes. Les risques principaux concernent les pickpockets dans les zones touristiques, comme partout ailleurs. Les voyageuses seules ne rencontrent généralement aucun problème particulier. Le ministère des Affaires étrangères classe la Bosnie-Herzégovine en zone verte, sans restriction spécifique.

Quelle est la meilleure période pour visiter Sarajevo ?

Les mois de mai à septembre offrent les meilleures conditions climatiques pour découvrir Sarajevo, avec des températures agréables et peu de précipitations. L’été reste la haute saison touristique, avec davantage d’animation mais aussi plus de monde. Le printemps et l’automne représentent d’excellents compromis. L’hiver peut être rigoureux avec des températures négatives, mais confère à la ville une atmosphère particulière.

Comment se déplacer dans Sarajevo ?

Le centre historique de Sarajevo se parcourt facilement à pied, les principales attractions étant concentrées dans un rayon restreint. Pour les distances plus importantes, le réseau de tramways et de bus fonctionne efficacement pour environ 1,60 mark convertible le trajet. Les taxis restent abordables si le compteur est utilisé. Une voiture devient utile uniquement pour explorer les environs de la capitale.

Quels souvenirs ramener de Sarajevo ?

Les loukoums, confiseries ottomanes aux multiples saveurs, constituent le souvenir gastronomique idéal car ils se conservent bien. Les objets artisanaux en cuivre ciselé, les tapis traditionnels et les bijoux en argent représentent des souvenirs authentiques. Le marché Gazi Husrev propose également des contrefaçons de marques de luxe à prix modiques, vendues avec une certaine transparence et un service étonnamment correct.

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