Vos 6 bonnes raisons de ne pas pratiquer l’haltérophilie… remises en question !

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Qu’est ce que c’est ?

L’haltérophilie se compose de 2 mouvements, l’arraché et l’épaulé jeté (snatch et clean and jerk pour les plus anglophones d’entre vous). Si vous avez besoin d’images, voici l’arraché et voilà l’épaulé jeté.

Vous l’aurez compris, en regardant les vidéos, l’objectif des mouvements est simple, soulever la barre qui est au sol pour la passer au-dessus de la tête, en un temps pour l’arraché, en deux pour l’épaulé jeté.

Je vous vois venir. L’haltéro vous connaissez, c’est ce que vous avez vu passer à la télé à 3h du matin pendant les JO de Rio parce que vous aviez une insomnie dans la nuit du dimanche à lundi. C’est un sport pour les hommes qui ont des gros bras, qui aiment être un peu bourrins : le gars a soulevé 150 kg au dessus de sa tête quand même ! En plus il est devenu tout rouge et il portait une combinaison short moulante.

Lorsque l’on regarde de l’haltérophilie pour la première fois…

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Vous avez raison sur deux points, le premier, effectivement c’est une discipline olympique (depuis 1896 !) et le deuxième, OK, les athlètes portent des combinaisons moulantes.

Bon pour le corps et pour la tête

Mais l’haltérophilie ne se réduit pas qu’à ça, c’est un sport bien plus technique qu’il n’y paraît, complètement ouvert aux femmes et qui permet de développer des compétences physiques nécessaires au bien être corporel.

Les mouvements en eux même et la préparation nécessaire à leur réussite, (s’entraîner notamment aux squats, aux fentes, aux gainage ou aux développés), fait principalement appel à 3 des 5 grandes compétences physiques du corps humain à savoir la force, la souplesse et l’équilibre. L’endurance cardio vasculaire n’est pas en reste puisque même si le mouvement est bref, l’intensité est telle que 2 ou 3 mouvements enchaînés (voire 1 seul en fonction de la charge !) suffisent à essouffler et accélérer le rythme cardiaque.

L’haltérophilie comme la musculation, est vectrice de bonne santé physique ET mentale. En effet ces bénéfices sur les maladies métaboliques, celles dues aux effets de l’âge, neuro-dégénératives et les cancers sont reconnus scientifiquement.

Outre les bénéfices sur la santé physique, la pratique de l’haltérophilie améliore les capacités de concentration. Pour passer la barre au dessus de sa tête il faut être focus, tout se joue en moins de 2 secondes. Avant de « tirer » (soulever la barre), faire le vide est nécessaire, si vous pensez à ce que vous allez manger ce soir, ou à la dernière dispute que vous avez eu avec votre partenaire, vous pouvez être certain.es que le mouvement ne sera pas correct, voire que la barre ne décollera pas. Les capacités de concentration, développées en séance d’haltérophilie, sont tout à fait transférables aux tâches du quotidien.

Pleine concentration à l’épaulé jeté, pour Anne-Solène, athlète du club de Poitiers.

Enfin, réussir à passer la barre au dessus de la tête est un succès et tous les succès du quotidien sont bons pour faire grandir la confiance en soi, alors, quelles sont les 6 raisons qui empêchent de vous y mettre ?

Argument n°1 : « J’peux pas j’ai mal au dos ! »

Une majorité des problèmes de dos est liée à une mauvaise posture au quotidien, voyez quelques situations qui vont probablement vous parler : assis sur la chaise de bureau, corps penché en avant, haut du dos vouté en train de se prendre la tête sur un dossier compliqué, tête penchée sur les portables, avachi sur la table en classe parce que ce que raconte le prof est soporifique, jardiner le dos rond, passer l’aspirateur sous le lit en se tordant dans tout les sens, et même maintenant, dans quelle position êtes vous pendant que vous êtes en train de lire ? Bref chaque jour, nous infligeons à notre corps des postures qu’il ne devrait pas subir.

La bonne nouvelle dans tout ça c’est que, le sport en général et particulièrement l’haltérophilie, permet le renforcement des muscles de la sangle abdominale, du dos et des jambes, qui sont essentiels au maintien d’une bonne posture. Une musculature et une force adaptée à notre rythme de vie permet de limiter l’apparition des douleurs, problèmes de dos et favorise un corps sain.

Argument n°2 : « je n’ai pas envie d’être trop musclé.e ! »

Si vous pratiquez l’haltérophilie, il est évident que vos muscles seront plus forts et plus épais. Cependant, n’allez pas imaginer que vous aller prendre 5 cm de tour de biceps ou de cuisses en commençant l’haltérophilie ! La capacité des muscles à grossir dépend d’énormément de facteurs dont la majorité est maîtrisable comme : la charge sur la barre, le nombre de répétitions sur un mouvement, le nombre de séances par semaine, la durée des séances, le temps de repos, l’alimentation, le sommeil etc…   

En jouant sur ces facteurs pendant et en dehors l’entraînement, vous allez pouvoir vous approcher d’une musculature qui vous plait.

Argument n°3 : « mais je ne suis pas assez souple ! »

Raison de plus ! Pour réaliser les mouvements d’arraché et d’épaulé jeté, il vous faudra une bonne souplesse articulaire, notamment au niveau des épaules, des hanches et des chevilles, vous allez donc passer pas mal de temps… à vous étirer.

Les étirements font partie intégrante de l’entraînement et un corps plus souple est un corps en meilleure santé. De plus, vous agissez en prévention sur les problèmes de perte de mobilité articulaire qui font souffrir grand nombre de nos aînés… et même des plus jeunes !

Argument n°4 : « si la barre me tombe sur la tête ?»

Il est vrai que les médias relayent facilement les blessures en haltérophilie, qui lorsqu’elles arrivent, peuvent être impressionnantes. Je précise « lorsqu’elles arrivent » puisque l’entraînement pratiqué avec des charges progressives, dans l’écoute de son corps, a peu de risque de générer des blessures graves. L’haltérophilie n’est pas un sport de contact et ne nécessite pas de déplacement, cela limite les risques de se blesser !

Argument n°5 : « ce n’est quand même pas un sport pour les enfants… »

Vous sentez venir ma réponse ? Détrompez-vous ! Comme tous les sports, les mouvements d’haltérophilie peuvent être pratiqués par les enfants et les adolescent.es. Ce sport permet de maîtriser les bons placements du dos et apprend à utiliser les « bons muscles au bon moment », notamment pour se mettre au sol et se relever, porter son sac à dos ou encore ramasser un objet au sol. Observez un enfant en train de faire des pâtés de sable, il n’effectue rien de moins qu’un squat parfait. Or, savoir réaliser un squat est un passage obligatoire pour réussir les mouvements d’haltérophilie. Finalement, ce sport fait appel à des habilités motrices que nous possédons au plus jeune âge mais qui viennent à disparaître avec le temps.


Trop facile !

Petit test : mettez vos pieds sous la largeur de vos hanches et accroupissez vous en gardant les talons au sol et le dos droit. Alors ? Est ce que vous pourriez jouer dans le sable tranquillement ?

Argument n°6 : « je fais déjà du sport ! »

Savez-vous quel est le point commun entre Kevin Mayer (athlète décathlonien), l’équipe de France de football féminine et Teddy Riner (judoka) ?

Et bien, ils ont comme point commun d’avoir intégrer les mouvements d’haltérophilie à leur préparation physique. L’activité est reconnue par le sport de haut niveau, comme un excellent outil pour gagner en explosivité, vitesse et améliorer le transfert de force des jambes jusqu’au haut du corps (ce qui suppose une sangle abdominale en béton !).

« Bon ok, j’essaye ! Où est-ce que je peux m’y mettre sur Poitiers ? »

Qui que vous soyez, vous pouvez compter sur le club d’haltérophilie de Poitiers (CHP), situé au complexe Michel Amand de Buxerolles pour partager avec vous, tous les conseils et entraînements dont vous aurez besoin pour pratiquer en sécurité. Attrapez vos baskets et courez au CHP !

Comment vous vous sentirez après avoir soulevé votre première barre :

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