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Un peintre de Poitiers célébré à l’Art Institute of Chicago

Histoire/Art

Un peintre de Poitiers célébré à l’Art Institute of Chicago

Né en 1832 route de la Cassette, Léon Perrault bénéficie d’une bourse communale pour étudier la peinture à Paris en 1853…

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Dans le parc de Blossac, arrêtons-nous devant le monument de Léon Perrault, inauguré en 1910. Né en 1832 route de la Cassette, Léon Perrault bénéficie d’une bourse communale pour étudier la peinture à Paris en 1853, où il entre successivement dans les ateliers de François-Edouard Picot puis de William Bouguereau.

En 1861, il commence à exposer au Salon annuel de Paris et en 1866, Napoléon III lui achète une toile, lui ouvrant ainsi les portes des capitales européennes et des grandes villes américaines. Lorsque la municipalité de Poitiers envisage de décorer son nouvel hôtel de ville, elle fait appel à lui pour réaliser la salle des mariages entre 1882 et 1884. Les expositions universelles de 1889 et de 1900 lui accordent une médaille de bronze puis une médaille d’argent. Il est félicité à Vienne, Philadelphie, Londres…

Aujourd’hui, considéré comme un peintre académique, il apparaît encore régulièrement dans les salles des ventes internationales lorsque les catalogues évoquent ses principales toiles: Lady looking in a hand mirror (1868), La ramasseuse de pommes (1879), La fille du bûcheron ( 1883), La marchande de fleurs (1887), Dehors dans le froid (1890), ou encore Vénus à la colombe (1908).

tableau 1

 

Il meurt à Royan en 1908. Le musée Sainte-Croix expose deux de ses tableaux : Le jeune baigneur surpris par la marée, appelé également Le petit naufragé et Le premier meurtre. Le premier décrit un jeune enfant pris dans la tempête. Bouche ouverte, nu face aux éléments déchaînés, il témoigne de sa peur, abandonné aux caprices de la nature en folie. Le second a été donné au musée par la veuve du peintre en 1909. Les tons grisâtres mettent la mort en relief, par le cadavre qui gît en pleine lumière au premier plan tandis que le meurtrier se sauve dans l’obscurité.

tableau 3

 

Une belle occasion de redécouvrir ces œuvres et rendre ainsi hommage au petit apprenti de la route de la Cassette qui longeait en sabot les locomotives à vapeur de la gare toute proche en rêvant à son destin. On peut voir une plaque commémorative posée à l’occasion du centenaire de sa mort, devant la maison qui l’a vu naître.

Philippe Jeanmichel, auteur de MARIKER,
roman historique publié aux éditions du Petit Pavé.

mariker

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