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Les secrets de l’église Sainte-Radegonde

Histoire/Art

Les secrets de l’église Sainte-Radegonde

L’église Sainte-Radegonde est construite au cours du XIème siècle pour remplacer l’église Sainte Marie hors les Murs dont il ne reste rien.

Pour faciliter la circulation autour du tombeau de la sainte et multiplier les autels, on choisit le plan d’un chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes, formant saillie à l’extérieur.

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Un incendie en 1083 conduit à rehausser le sanctuaire et l’éclairer par des fenêtres hautes. On en profite pour créer le clocher-porche. Les deux dalles sculptées qu’on y trouve, le Christ à droite et la Vierge ou Radegonde elle-même à gauche dateraient de cette période.

L’église est consacrée le 18 octobre 1099. Pour autant, le tombeau n’y est pas à l’abri; il est en effet  profané en 1562 par les protestants qui brûlent une partie des reliques. Lorsqu’il est visité en 1988; on y découvre dans un reliquaire de plomb ce qui a été préservé de la sainte. Un large escalier permet de descendre jusqu’à la crypte où elle repose, entourée dans les chapelles voisines de deux autres saintes moniales; Agnès et Disciole.

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Devant le monument, se dresse la statue de Nicolas Legendre qui prend les traits d’Anne d’Autriche qui avait tenu à témoigner sa reconnaissance à la sainte pour la guérison de son fils, le futur Louis XIV, ainsi que le rappelle une plaque de marbre noir dans l’escalier de la crypte Avant elle, Marie d’Anjou avait demandé qu’un cierge brûle nuit et jour devant le tombeau en remerciement de la délivrance de la Normandie.

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L’époque gothique apporte une chapelle à droite de la nef. Celle-ci est remarquable par sa clef de voûte qui représente le Christ trônant, bénissant et tenant le monde dans la main gauche. Il est entouré des douze évangélistes. Autant de chapiteaux, des demi-colonnes et les chapiteaux de la porte parachèvent ce décor unique.

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Dans le nef, se trouvent deux statues en terre cuite polychromiques du XVIIIème siècle, placées dan un enfeu qui relatent le miracle du « pas de Dieu », lieu de dévotion qui voyait les fidèles gratter le calcaire de la pierre en guise de relique. Le portail du clocher-porche de style flamboyant, date du XVème siècle. Le parvis, de la même période, pourvu de bancs de pierre, accueillait le prieur de la collégiale qui y rendait la justice. Aujourd’hui, le mystère de la sombre crypte reste entier et en fait un lieu hors du temps.

Philippe Jeanmichel

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