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La princesse Marie Cantacuzène se cache à l’hôtel de ville de Poitiers

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La princesse Marie Cantacuzène se cache à l’hôtel de ville de Poitiers

Décortiquons les trésors de l’hôtel de ville de Poitiers !

A la fin du Second Empire, la municipalité de Poitiers confie à l’architecte Antoine-Gaétan Guérinot, le soin de construire le nouvel hôtel de ville. Il est en effet nécessaire de quitter le bâtiment de l’échevinage, trop exigu, qui accueille ses services depuis le XVIIIème siècle. Ce projet s’inscrit dans le cadre de vastes aménagements urbains qui ont conduit à la construction de la préfecture et au percement de la rue Impériale (future  rue Victor Hugo). C’est sous la Troisième République, en 1875, qu’est inauguré le bâtiment, de style Napoléon III et d’inspiration Renaissance.

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Le premier niveau reprend presque à l’identique celui de l’opéra Garnier, construit au même moment. Flanqué de deux pavillons latéraux, l’entrée principale est surmontée d’une loggia, d’une horloge et d’un campanile en plomb culminant à 42 mètres, orné des tigres d’Auguste Caïn. En cette période de grands progrès économiques, la façade est agrémentée de statues de Louis-Ernest Barrias à la gloire de l’Agriculture et de la Science. 

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A l’intérieur, le vestibule ouvre sur un escalier monumental. Deux grandes toiles de Pierre Puvis de Chavannes sont dédiées à l’histoire poitevine : l’une représente Charles Martel accueilli par la ville après sa victoire de 732 et l’autre, Sainte Radegonde écoutant dans son monastère des poèmes de Fortunat.

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A l’étage, on trouve deux œuvres de Léon Perrault, « le triomphe de l’hymen et « le Couple devant la loi », dans la salle des mariages. Au centre, le salon d’honneur ou salle des fêtes comporte un vitrail de Steinheil illustrant la charte de 1199 remise par Aliénor d’Aquitaine aux bourgeois de la cité. Son plafond illustre la libération de Poitiers par Du Guesclin en 1372.

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La Salle des mariages

A droite, celui de la salle du conseil dite salle du blason représente les fonctions citoyennes de la commune ; la Justice, la Force, le Travail et la Charité.

Le vitrail de Steinheil

Le vitrail de Steinheil

La récente rénovation des façades et le réaménagement de la place du Maréchal Leclerc ont redonné à l’édifice sa fonction de vigie au cœur de la ville. Un clin d’œil enfin aux traits de Radegonde, empruntés à l’épouse du peintre, la princesse roumaine Marie Cantacuzène (1820-1898), connue pour son air pensif, sa distinction et sa grâce un peu mélancolique…

Philippe Jeanmichel, auteur de MARIKER,
roman historique publié aux éditions du Petit Pavé.

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