Restons connecté

Quand le Poitevin Jean Valade tirait le portrait des aristocrates

Histoire/Art

Quand le Poitevin Jean Valade tirait le portrait des aristocrates

A une époque où la photographie n’existe pas, le portrait est un art et un Poitevin se fait connaître à la cour du Roi pour son talent : Jean Valade.

La technique du pastel est inventée au XVème siècle mais connait son apogée au XVIIIème siècle. Son plus illustre représentant est Maurice Quentin de la Tour (1704-1788), surnommé « le prince des pastellistes ». En effet, cette époque coïncide avec un vif engouement des classes aisées pour le portrait, marque de réussite sociale. L’utilisation du pastel permet d’obtenir des aspects veloutés, doux et légers, des tons délicats, nécessaires à la réussite d’un portrait.

Jean Valade naît à Poitiers en 1710 et son père Léonard, connu pour être « maître en l’art de peindre à Poitiers », lui enseigne les bases du métier. Dans les années 1740, Il rejoint Charles-Antoine Coypel, Premier peintre du Roi et directeur de l’Académie royale de peinture, et s’installe dans le quartier du Louvre. Son admission à l’Académie et sa nomination en tant que peintre ordinaire du Roi consacrent sa réussite.


Il épouse le 20 novembre 1752, Louise-Gabrielle Rémond de 10 ans sa cadette qui, par ses origines, facilite son admission dans les cercles mondains de la monarchie. Il obtient dans le même temps, la protection du duc d’Orléans qui lui octroie une rente viagère pour le mettre à l’abri du besoin.

Se consacrant tout entier à son art, il gagne la réputation d’un peintre consciencieux, recherchant la ressemblance et un rendu minutieux des vêtements et des accessoires. Entre 1750 et 1770, il occupe le haut du pavé comme pastelliste auprès d’une clientèle d’aristocrates et de bourgeois qui lui rapportent de substantiels revenus.

Le portrait est toutefois considéré comme un art mineur et le philosophe Denis Diderot n’est pas tendre avec Valade, disant de lui « Valade n’est pas un peintre pauvre mais un bien pauvre peintre » ! Il meurt  le 12 octobre 1787. Plusieurs musées exposent ses œuvres dont le musée Sainte-Croix de Poitiers. Deux de ses portraits, « la dame à l’œillet » et « l’homme en habit bleu »y dorment dans les réserves. Dommage!

Philippe Jeanmichel

Continuer à lire
Publicité Le petit futé
Vous aimerez aussi
Clique pour commenter

Plus de Histoire/Art

Haut