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Place d’Armes : toute une histoire

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Place d’Armes : toute une histoire

Du forum gallo-romain au marché moyenâgeux, en passant par la place Royale, la place d’Armes, la place Nationale ou la place du Maréchal Leclerc, tous les Poitevins connaissent cette place que beaucoup appellent toujours la place d’Armes.

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Du forum gallo-romain au marché moyenâgeux, en passant par la place Royale, la place d’Armes, la place Nationale ou la place du Maréchal-Leclerc, tous les Poitevins connaissent cette place que beaucoup appellent toujours la place d’Armes.

Ainsi, ce cœur de ville, dont il est fait mention dès le 11ème siècle, est autant un espace économique que militaire. L’installation d’une statue de Louis XIV lui confère un rang royal, la Révolution la déclare « nationale » tandis que la Restauration la rebaptise place Royale, marquant bien l’importance politique de cet espace public qui représente l’agora de la cité.

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« Mises à part les façades revêtues de mosaïque de l’immeuble du Printemps, bâti par Grimm au milieu des années 1960, et celle, largement vitrée, du théâtre inauguré en 1954, les constructions qui bordent la place forment un ensemble homogène : toutes furent élevées en belles pierres blanches du Poitou et couvertes d’ardoises »*.

Mais ce ne fut pas toujours le cas et peu avant le nouveau siècle, on lit que « la place d’Armes est bordée de vieilles maisons sans architecture, pauvres d’apparence » et on appelle à «faire disparaître les masures qui déshonorent la plus belle place de la ville ». Il faut imaginer à cette période, une place riche de nombreux cafés, non loin desquels réside un jeune étudiant en droit dont le nom est Ernest Waldeck-Rousseau, futur président du conseil  de la IIIème République qui fait voter la fameuse loi de 1901.

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En 1948, la place prend le nom du maréchal Philippe Leclerc de Hauteclocque, héros de la 2ème DB, auteur du serment de Koufra, qui a fait une partie de sa scolarité au lycée des Feuillants et qui n’avait d’yeux que pour une autre place non moins célèbre : la place Kléber de Strasbourg.

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Photo : Dominique Bordier, La Nouvelle-République du Centre-Ouest

La rénovation récente de l’hôtel de ville et de la place, la démolition du Printemps attestent de l’importance symbolique de ce lieu, lieu de rassemblement et d’unité comme les manifestations provoquées par les dramatiques évènements de janvier viennent de le démontrer à nouveau. A suivre

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* « La place d’Armes rénovée »,G.Vouhé dans l’Actualité du Poitou-Charentes N°95.

Philippe Jeanmichel, auteur de MARIKER,
roman historique publié aux éditions du Petit Pavé.

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