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Parc de Blossac : une promenade publique décidée dès 1753

Blossac medaillon blason

Histoire/Art

Parc de Blossac : une promenade publique décidée dès 1753

Il est un nom à Poitiers que l’on répète chaque jour et qui renvoie à l’une des plus prestigieuses figures de la ville : Blossac.

Blossac medaillon blason

Il est un nom à Poitiers que l’on répète chaque jour et qui renvoie à l’une des plus prestigieuses figures de la ville : Blossac.

Paul-Esprit-Marie de la Bourdonnaye, comte de Blossac, marquis de Tymeur, est nommé intendant de la généralité de Poitiers en 1751. Les intendants avaient été institués par Richelieu en 1635 dans le but d’administrer les finances, la justice, la police, le commerce, l’agriculture et l’instruction publique dans les provinces.

Né en 1716 au château de Blossac, près de Rennes, l’intendant du Poitou, « doué d’une affabilité remarquable, d’une constance simplicité de manières, n’eut jamais ce caractère rogue que les écrivains du temps reprochent avec amertume aux intendants ». Il conserve son poste pendant 34 ans, de 1751 à 1784. Durant cette période, il ne cesse de favoriser la vente et la libre circulation des grains, ouvrir des routes, populariser les nouvelles cultures.

Dès son arrivée, il conçoit l’idée de créer une promenade publique à Poitiers et acquiert les terrains par un acte notarié en date du 31 mars 1753. Les limites du parc, arrêtées dès l’année 1772, n’ont guère changé depuis. « Des tours formant l’ancienne enceinte, une seule, la plus grosse et la plus élevée, a conservé son nom : la tour à l’oiseau ».

Le 10 juin 1777, Monsieur, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII, « promenant ses regards sur le Clain et ses prairies émaillées, se récria avec un ton d’étonnement et de satisfaction sur la beauté du point de vue ». Nommés à l’intendance de Soissons, les Blossac quittent Poitiers en janvier 1784 et le comte décède à l’âge de 84 ans le 14 septembre 1800 sans être inquiété par la Révolution.

Les premières fêtes de 1789 ont un grand éclat à Poitiers et le parc en est toujours le théâtre. La grille d’entrée supporte encore les armes de la famille de la Bourdonnaye : « un écu de gueules à trois bourdons d’argent, surmonté d’une couronne de marquis ». Après leur retrait, celles-ci sont restaurées avec le bon sens dû à un grand serviteur de la ville. A suivre…

Philippe Jeanmichel, auteur de Mariker, roman historique publié aux éditions du Petit Pavé.

mariker

 

Les citations sont tirées de la « Notice historique sur Paul Esprit Marie de la Bourdonnaye, comte de Blossac » écrite par M. E. Pilotelle et édité à Poitiers en 1856 par l’imprimerie Dupré.

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