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Marie-Louise Trichet, une poitevine fondatrice de la congrégation des Filles de la Sagesse

Histoire/Art

Marie-Louise Trichet, une poitevine fondatrice de la congrégation des Filles de la Sagesse

Rencontre avec Marie-Louise pour qui « le bras de Dieu n’est pas raccourci ».

La petite Marie-Louise a froid de si bonne heure et presse le pas pour assister à la messe du matin de la cathédrale. Née le 7 mai 1684 à Poitiers, fille d’un juge du tribunal, Marie-Louise Trichet fait preuve d’une telle piété qu’elle embrasse une vie religieuse dédiée aux malades dès ses 17 ans sous l’autorité spirituelle du père de Montfort.

A ce moment-là, Louis-Marie Grignion de Montfort, est l’aumônier de l’hôpital de la ville et prend sous sa protection la jeune fille. Le 2 Février 1703, elle reçoit l’habit et devient la première Fille de la Sagesse sous le nom de Marie-Louise de Jésus. La fin du règne de Louis XIV est synonyme de guerres, de famine et de misère et Marie-Louise, accompagnée par la suite de Catherine Brunet, consacre quinze longues années à ce sacerdoce.

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Le 28 avril 1716, elle doit surmonter la perte de son protecteur qui disparaît à 43 ans après avoir rédigé son ouvrage le plus célèbre consacré à la Vierge Marie. Désormais seule, elle relève le défi et déménage sa jeune communauté dans les locaux de l’hôpital de sa ville natale. A ses moments de doute, elle se réfugie au sanctuaire de Marie, Reine des Cœurs de Montbernage, créé par Montfort en 1705 et qui accueillera de nombreuses générations de Filles de la Sagesse jusqu’en 2014.

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Toujours à la recherche d’une implantation pérenne, Mère Marie-Louise installe sa mission à Saint-Laurent-sur-Sèvre en 1719 grâce à l’aide de madame de Bouillé, une généreuse donatrice. C’est le début d’une vaste expansion de la congrégation qui conduit à la création de nombreuses installations dans l’ouest de la France. Marie-Louise décède le 28 avril 1759 et est inhumée dans l’église de la paroisse. Elle y retrouve le père de Montfort décédé 43 ans avant elle.

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Loin d’être oubliée par l’Eglise, elle est béatifiée le 16 mai 1993 par Jean-Paul II qui vient prier sur les deux tombes le 19 septembre 1996. Saint-Laurent-sur-Sèvre, surnommée la « ville sainte de la Vendée » est aujourd’hui un haut-lieu de pèlerinage qui accueille 30.000 visiteurs par an.

Les Filles de la Sagesse sont plus de 2500 à œuvrer sur les cinq continents. Elles sont toujours présentes à Poitiers, rue de La Cueille Mirebalaise.

Philippe Jeanmichel, auteur de MARIKER,
roman historique publié aux éditions du Petit Pavé.

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