Johnny Bionic ouvre sa boutique éphémère : chiner c’est cool !

La boutique éphémère « Chez Johnny » est ouverte jusqu’au 31 décembre dans la Grand-Rue. Impossible de manquer la boutique avec une vitrine piquant la curiosité des passants. Enfant des années 80 et 90, Johnny, l’initiateur du projet, aime « forcément cette période, cette culture ‘ado et gamin’ » qui ne l’empêche pas d’y exposer du mobilier des années 60.

S’il a préféré monter une boutique éphémère, c’est d’une part par commodité, mais il avait surtout envie de « présenter ses trouvailles, voir si ça plaît, parler avec les curieux ». D’ailleurs, les passants rapportent que la boutique est « cool » et contient une « belle sélection ». Johnny chine depuis qu’il est petit par des pièces de mobylettes. Il aime faire la bonne affaire, « c’est une espèce de chasse au trésor » que de parcourir les vides greniers, les brocantes, internet, chez les gens, « partout où l’on peut trouver l’objet qui attirera l’attention ».

Des objets qui n’ont pas d’âge

Une ambiance chasse au trésor que l’on retrouve dans sa boutique, où on prend le temps de s’arrêter devant chaque objet exposé pour éviter d’en oublier un et risquer de manquer celui qui nous séduira. Ils proviennent de décennies différentes et chacun raconte une histoire différente. Johnny prend l’exemple du Stabilo géant des années 50 « ça ne sert à rien et c’est ça qui est génial ! On se demande ce que ça fout là », qui trône à côté d’une paire de chaises que l’on appellerait aisément « vintage » et qui sont en fait du véritable mobilier d’art conçu par des designers.

Il s’est fait le pari de montrer une nouvelle facette de la brocante, effacer le cliché selon lequel « chiner c’est vieux ». On peut y retrouver une figurine collector de Dragon Ball Z venant du Japon, datant de 1997, qui n’a pas été mise en vente à cause d’un défaut de couleurs.

boutique ephemere poitiers

Un univers familier et intime

Johnny a envie qu’on se sente bien dans sa boutique. Et c’est réussi, puisqu’à peine la porte passée, on entre dans un monde où le temps s’est perdu. « Que l’on ait 18 ou 70 ans, certains objets rappellent la jeunesse » agissant sur nous comme une madeleine de Proust, à l’instar de l’éléphant Babar posé sur l’étagère.

Ayant déjà un emploi (à Radio Pulsar), il n’a pas pour ambition de s’installer définitivement ;  la boutique éphémère lui servant de showroom pour fidéliser, montrer ce qu’il a à proposer pour nous amener ensuite sur le web qui lui servira de point de vente. Le net prendra donc la relève car si les objets « vintages » classiques se vendent très vite, il remarque que les objets collectors se vendent plus facilement sur le net. Le métier de brocanteur ou « petit brocanteur » comme il s’appelle, demande beaucoup de temps et d’investissement « dont se lever les dimanches matins pour faire les brocantes et les vide-greniers ».

Pour la finalisation de son projet, il a pu compter sur l’aide de la Galerie du 20ème, le tapissier Ludovic Doussineau qu’il tient à remercier. Ainsi que « Marion, Matthias, Plexus Records, Sébastien, Moolinex, les gens de la Grand Rue ».

« Chez Johnny », c’est la boutique qui nous fait retomber en enfance.

+Pratique

Instagram : @chez_johnny

Adresse : 192 Grand Rue, Poitiers

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