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La cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (partie 2)

Histoire/Art

La cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (partie 2)

Nous continuons la découverte de la Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers avec notre historien Philippe Jeanmichel.

Le vitrail de la Crucifixion fait le renom de la cathédrale de Poitiers. Sa taille exceptionnelle qui attire le regard dès l’entrée en fait la plus grande verrière romane. Trois scènes principales le composent : de bas en haut, les martyrs de Pierre et de Paul, la Crucifixion et l’Ascension.

On distingue également la Résurrection, juste sous la croix: le tombeau vide présenté par l’ange sur la  gauche, le portrait des donateurs, Aliénor d’Aquitaine et Henri II Plantagenet, à la base de la composition. Autre chef-d’œuvre, les stalles, installées sous l’épiscopat de Jean de Melun, sont parmi les plus anciennes de France. D’une centaine à l’origine, il en reste aujourd’hui 37 de chaque côté.
Autre merveille à découvrir et surtout à entendre ; le grand orgue. Commandé par les chanoines au facteur parisien François-Henri Clicquot en 1787, il est achevé en 1790 par son fils Claude-François. Il est l’un des instruments les plus prestigieux de France et atteint un sommet de qualité. Sa restauration complète dans les années 90 a duré six ans.

Les peintures murales réapparaissent aujourd’hui après avoir été cachées par du badigeon à la fin du XVIIIème siècle. C’est notamment le cas dans le transept sud maintenant achevé. On peut y admirer des anges tenant des couronnes sur un fond de ciel bleu parsemé d’étoiles. Ou bien encore des scènes du Couronnement de la Vierge, du Jugement Dernier, le sein d’Abraham et les figures de huit Saints.

La cathédrale nous permet aussi de découvrir de beaux retables et tabernacles provenant d’anciennes églises de Poitiers, des tableaux des XVI et XVIIème siècles de Nicolas Bouchet, Jacques de Jax et Nicolas Pinson ainsi que plusieurs statues de la Vierge de la même période. Enfin, une peinture sur un mur de la nef représentant la Sainte Famille et datant des années 1670-1675 a été dégagée en 1847. Ainsi, l’imposante cathédrale de 100 mètres de long pour une largeur au transept de 50 mètres mérite bien un détour. A ne pas manquer, la visite des pièces d’orfèvrerie liturgique de son Trésor.

Philippe Jeanmichel, auteur de MARIKER,
roman historique publié aux éditions du Petit Pavé

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